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Faut-il faire des études pour entreprendre ? Mon avis

10 min de lecture Par Benjamin Czajka Légier
Faut-il faire des études pour entreprendre ? Mon avis

Faut-il faire des études pour réussir quand on veut entreprendre ? Sur les réseaux, le discours est presque toujours le même : l’école ne sert à rien, les diplômes sont une perte de temps, lâche tout et lance-toi. J’ai un avis radicalement différent, parce que mon expérience a été tout l’inverse, et je vais te la partager honnêtement.

Dans cet article, je te raconte mon parcours d’études en parallèle de mon entreprise, et pourquoi, alors que ma boîte tourne très bien, je n’ai jamais arrêté mes études. Moi c’est Benjamin, j’ai monté mon agence de création de sites internet le jour de mes 18 ans, et je dirige aujourd’hui l’agence Webstratege.

Faut-il faire des études pour réussir : mon avis à contre-courant

Disons-le tout de suite : je ne pense pas que les études soient une perte de temps. C’est même l’inverse. Le problème, c’est que, comme je le dis souvent, l’école est un excellent produit très mal vendu. On t’y enseigne des choses qui semblent inutiles sur le moment, alors qu’elles te serviront énormément plus tard, à condition de bien choisir ton parcours.

Je ne dis pas qu’il faut faire des études pour réussir à tout prix. Je dis que, bien choisies et alignées avec ton projet, elles peuvent devenir un accélérateur puissant pour ton entreprise, au lieu d’un frein. Voici comment ça s’est passé pour moi, étape par étape.

Le parcours d'études de Benjamin en parallèle de son entreprise

Pourquoi les études ne sont pas inutiles pour entreprendre

Au lycée, j’ai pris un bac scientifique, option Sciences de l’Ingénieur et spécialité mathématiques, alors que j’étais justement mauvais en maths. Mon raisonnement était simple : choisir ce qui me coûtait le plus pour me forcer à progresser. Cette période a été difficile, mais elle m’a forgé une discipline et une rigueur qui me servent encore tous les jours dans mon agence.

Ce que le DUT Techniques de commercialisation m’a appris

Après le bac, j’ai fait un DUT Techniques de commercialisation à Aix-Marseille Université, aujourd’hui devenu le BUT. Pas une école de commerce privée à 10 000 € par an, pas la fac anonyme : un cursus public à environ 200 € de frais d’inscription, en petits groupes, avec des profs impliqués dont certains sont des professionnels du terrain. J’y ai été formé à la vente, à la négociation, à la comptabilité et au marketing, exactement les compétences nécessaires pour faire tourner une entreprise. Et le jour de mes 18 ans, j’ai pu ouvrir mon auto-entreprise en appliquant directement ce que j’apprenais en cours.

La discipline et la rigueur, des compétences pour entreprendre

Le plus précieux n’était pas seulement le contenu des cours, mais la rigueur que ce cursus m’a imposée. Rendre des dossiers en permanence, respecter des deadlines, travailler en équipe : tout cela m’a appris à livrer à l’heure et à tenir mes engagements. En prestation de service, cette qualité, le fait d’être fiable et digne de confiance, est décisive. Un freelance qui livre en retard ou déçoit ses clients ne construira jamais une activité durable, alors que celui qui tient parole se fait recommander. C’est exactement ce qui m’a aidé à décrocher mes premiers clients et à les fidéliser.

Je vais te confier quelque chose qui surprend toujours : les meilleures techniques de négociation et de vente que je connaisse, je les ai apprises d’un professeur en DUT, et j’estime devoir près de 70 % des contrats que j’ai signés à ce qu’il m’a transmis. Aujourd’hui encore, j’enseigne certaines de ces techniques dans mon mentorat. Et tout ça pour un cursus public ultra-sélectif (à mon époque, 3500 candidats pour une centaine de places) mais quasi gratuit, là où une école de commerce privée aurait coûté 10 000 € par an pour parfois moins de concret.

Combiner études et entrepreneuriat : un cercle vertueux

Pendant deux ans, j’ai enchaîné des semaines de 70 heures : 35 heures de cours et 35 heures sur mon entreprise. Épuisant, oui, mais terriblement efficace, parce que les deux se nourrissaient l’un l’autre. Ce que j’apprenais en cours, je l’utilisais pour mes clients ; ce que je vivais avec mes clients, je le réutilisais pour avoir de meilleures notes. Un vrai cercle vertueux.

J’ai ensuite eu la chance de partir un an en Irlande, dans le cadre d’un DUETI (diplôme universitaire d’études technologiques internationales) au Waterford Institute of Technology, aujourd’hui intégré à la South East Technological University, financé par une bourse européenne qui couvrait mon logement. J’y ai suivi un cursus 100 % en anglais, j’en suis devenu bilingue, j’ai étudié le référencement naturel et le web marketing, le tout en continuant à développer mon entreprise à distance. À aucun moment arrêter mes études n’aurait été un bon calcul.

Fais le calcul à ma place : je n’ai payé que les frais d’inscription français, j’ai économisé les milliers d’euros qu’aurait coûté une université étrangère, mon loyer était pris en charge par la bourse, et j’ai appris des matières directement utiles à mon activité, le tout en anglais. Loin de ma famille et de mes amis, avec en prime le climat pluvieux irlandais, je n’avais qu’une chose à faire de mes journées : travailler sur mon entreprise. Difficile de trouver un meilleur cadre pour avancer, et ça nourrissait directement tous les avantages de l’indépendance que je visais.

Le cercle vertueux entre les études et l'entreprise

Le statut étudiant-entrepreneur pour remplacer le stage

J’ai ensuite bouclé un double diplôme à l’IAE Aix-Marseille Graduate School of Management, dans le programme entrepreneur : un Master en Management Stratégique et un Master of Science en Marketing et Management des activités de Services. L’élément qui change tout : grâce au statut étudiant-entrepreneur, j’ai pu remplacer mes six mois de stage obligatoire par la gestion de ma propre entreprise. J’ai donc validé mon diplôme tout en travaillant pour ma boîte et en voyageant. Ce statut national existe pour ça, et tu peux en vérifier les conditions sur le portail officiel etudiant.gouv.fr. C’est précisément ce qui permet de ne pas avoir à choisir entre diplôme et entreprise.

Le jour où j’ai décroché mon double master, j’ai partagé ce moment sur LinkedIn, parce qu’il résume toute ma conviction : pendant cinq ans, on m’a répété que je devais choisir entre ma boîte et mes cours, et j’ai refusé de choisir. J’ai tout pris.

Choisir des études adaptées à son projet entrepreneurial

La vraie clé n’est pas de faire des études pour faire des études, mais de choisir un parcours qui sert ton projet. Mon master était spécialisé dans le management et le marketing des services, et mon entreprise est justement une société de services en marketing digital. Tout est cohérent : j’ai validé un diplôme qui certifie mon expertise dans le domaine exact où j’exerce.

Ce n’est pas un hasard si j’ai choisi cet établissement plutôt qu’une école au nom plus ronflant. Il s’agit d’une école publique reconnue, bien moins chère qu’une école privée à diplôme équivalent, et historiquement pionnière sur la discipline du service. Autrement dit, je me forme sur exactement ce que je vends, ce qui renforce ma légitimité d’expert auprès de mes clients. C’est ça, l’alignement : ton diplôme doit prouver et amplifier ce que tu fais déjà, pas t’envoyer dans une direction qui n’a rien à voir avec ton entreprise. Quand ce lien existe, chaque heure passée en cours travaille aussi pour ton business.

Au-delà du contenu, le diplôme m’apporte un réseau, un filet de sécurité et une sérénité. Si un jour mon entreprise s’arrêtait, je pourrais retrouver un poste grâce à mon parcours. Cette tranquillité d’esprit me permet d’entreprendre sans la peur au ventre, et c’est aussi ce qui nourrit une vraie indépendance financière dès la sortie des études. Bien sûr, tout le monde n’a pas besoin de pousser jusqu’au master : l’important est l’alignement entre tes études et ton ambition.

Le réseau, lui, n’est pas un détail. Dans ce type d’écoles, tu croises des gens ambitieux et bien entourés, et j’ai même trouvé des clients pour mon entreprise directement parmi mes camarades. Quant à la liberté, elle était totale dans ce parcours : tant que c’était pour développer ma société, je pouvais travailler d’où je voulais. Pendant mes études, j’ai ainsi vécu et bossé depuis la Pologne, Paris, New York et d’autres villes, tout en validant mon diplôme. C’est exactement le genre d’organisation qui te permet, plus tard, de structurer sereinement ta propre agence web.

Faut-il faire des études pour se lancer en freelance

Soyons clairs : non, tu n’as pas besoin d’un diplôme pour te lancer en freelance ou créer des sites internet. La compétence, elle, s’apprend en quelques mois en ligne. Mais si tu es encore étudiant, surtout ne culpabilise pas de continuer : tes études et ton projet peuvent avancer main dans la main, à condition de bien les choisir.

Retiens surtout ceci : ne tombe pas dans le piège du discours binaire qui oppose les études et l’entrepreneuriat comme deux ennemis. Ce sont deux outils, et le bon choix dépend de ta situation. Que tu sois diplômé ou non, le chemin pour vivre de cette activité reste le même : apprendre une compétence recherchée, ouvrir ton statut, puis aller chercher des clients. C’est ce que je détaille dans mes articles sur pourquoi devenir freelance et sur le meilleur business à lancer en partant de zéro. L’essentiel, c’est de te mettre en mouvement, avec ou sans diplôme, mais sans opposer bêtement les deux.

Questions fréquentes sur les études et l’entrepreneuriat

Faut-il vraiment faire des études pour réussir en entrepreneuriat ?

Non, ce n’est pas obligatoire, mais ce n’est pas inutile pour autant. Des études bien choisies et alignées avec ton projet t’apportent des compétences concrètes (vente, gestion, marketing), de la rigueur, un réseau et un filet de sécurité. Le vrai sujet n’est pas le diplôme en soi, mais l’alignement entre tes études et ton ambition.

Peut-on être entrepreneur et étudiant en même temps ?

Oui, c’est tout à fait possible et même très complémentaire. J’ai monté mon entreprise dès mes 18 ans tout en validant un DUT, une année en Irlande puis un master. Le statut national étudiant-entrepreneur permet même de remplacer son stage par la gestion de sa propre entreprise.

Quelles études choisir quand on veut entreprendre ?

Privilégie un parcours qui sert directement ton projet : commerce, gestion, marketing, communication. Un DUT ou BUT Techniques de commercialisation, par exemple, forme à la vente, à la négociation et à la comptabilité pour un coût d’inscription très faible, ce qui est idéal pour un futur entrepreneur.

Faut-il un diplôme pour devenir freelance ou créer des sites internet ?

Non. La création de sites internet et le freelancing ne demandent aucun diplôme : la compétence s’apprend en quelques mois. Le diplôme reste un plus pour le réseau et la sécurité, mais il n’est en rien indispensable pour te lancer et vivre de cette activité.

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